Ce que dit Carl Rogers
Pouvoir
« Il est évident que dans toute organisation il doit n’y avoir qu’un seul patron. Toute autre idée est hors de propos.
CEPENDANT
Il a été prouvé que les chefs qui font confiance aux membres des organisations, qui partagent et diffusent le pouvoir et qui maintiennent des communications personnelles ouvertes ont un meilleur moral, ont des organisations plus productives, et facilitent le développement de nouveaux chefs. »
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« C’est manquer de rigueur d’esprit et être faible que de ne pas exercer de contrôle sur les personnes.
CEPENDANT
Il s’avère que lorsque le pouvoir est laissé aux personnes et quand nous sommes réels avec elles, quand nous nous montrons compréhensifs et pleins de sollicitude à leur égard, des changements de comportement constructifs surviennent et ces personnes font preuve de plus de force, de pouvoir et de responsabilité. »
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« Il a été démontré qu’une entreprise vaste et complexe peut être centrée sur la personne du début à la fin – dans son organisation, son déroulement, et ses résultats – et qu’une telle concentration de personnes prenant conscience de leur propre pouvoir, peut aborder de façon plus créatrice de nouveaux domaines encore inexplorés – résultat qui n’aurait pas pu être atteint par des méthodes relevant du bon sens. »
Rogers, C. R. (1979) Un manifeste personnaliste. Fondements d’une politique de la personne, Paris, Bordas / Rogers, C.R. (1977), On personal power, New York, Delacorte Press.
Nous avons mis au point plusieurs formations suivant les besoins de l’entreprise.
Obstacle à la communication
« Le principal obstacle à une communication mutuelle entre plusieurs individus résulte de notre tendance tout à fait innée à juger, à évaluer et à approuver (ou désapprouver) l’exposé d’un interlocuteur ou d’un groupe. Une véritable communication est possible, et cette tendance au jugement peut être évitée, lorsqu’on écoute tout en cherchant à comprendre. C’est-à-dire que l’on reconnait l’idée ou l’attitude exprimées par l’interlocuteur.
Si je sais écouter ce qu’il me dit, si je comprends ce que cela veut dire pour lui. Si je sens ce que cela représente à mes yeux, si je vois la part d’affectivité que cela a pour lui, je pourrai alors libérer des forces efficaces en vue d’opérer en lui un changement.
Vous pouvez avoir le sentiment de savoir bien écouter les gens et, pourtant, nous n’avez jamais constaté de changements majeurs ; Il y a alors de fortes chances pour que votre façon d’écouter ne ressemble pas à celle que je viens de décrire.
Cela demande du courage (…). Le risque d’être influencé est un des sentiments les plus redoutables que la plupart des gens ressentent.
Un autre obstacle surgit lorsqu’on recherche une certaine compréhension (…) entre des groupes qui sont face à face, qui ne parlent pas pour eux-mêmes, mais simplement en tant que représentants d’autres personnes.
(…) La solution consiste à créer un environnement dans lequel chacune des différentes parties en vient à comprendre l’autre en écoutant l’exposé de son point de vue. On a pu atteindre ce résultat, même si les sentiments sont forts, grâce à l’influence qu’a une personne désireuse de bien comprendre chaque point de vue, et qui agit donc comme catalyseur pour renforcer ce sentiment de compréhension.
(…)
Ce processus permet de jongler avec le manque de sincérité, la tendance à des exagérations de défense, le mensonge, les prétextes qui sont la marque de pratiquement tous les échecs dans la communication. Ces distorsions défensives disparaissent à une vitesse étonnante lorsque les gens s’aperçoivent que la seule finalité est de comprendre et non de juger. »
(Havard Business review 1986)
Création d’un focus group (dans le cadre de l’entreprise) avec un facilitateur
Basé sur les principes de l’Approche centrée sur la personne (ACP), le groupe de rencontre élaboré par Carl Rogers est un réel outil de compréhension de soi.
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Le but est la création d’un climat de respect et d’écoute permettant aux participants de s’ouvrir à eux-mêmes et aux autres.
Ils permettent la « rencontre humaine » au-delà des différences de races, des genres et de la culture.
Carl Rogers utilisera les groupes de rencontre pour résoudre des conflits interculturels. En 1987, l’année de sa mort, son nom figure sur la liste des nominés pour le prix Nobel de la paix.
Chacun doit être libre de participer à l’expérience Carl Rogers. L’engagement de tous les membres sur la confidentialité des échanges et le respect des individus permet un climat de sécurité et de confiance.
Il est possible à chacun :
- d’être entendu et de vérifier son écoute de l’autre,
- de développer sa compréhension de soi-même et d’autrui,
- d’approfondir sa façon d’entrer en relation avec les autres.
Selon les principes de l’Approche Centrée sur la Personne (accueil positif inconditionnel, empathie et authenticité), un tel groupe repose sur un cadre d’attitudes qui, s’il est proposé avec justesse par le facilitateur, favorise l’écoute compréhensive. L’écoute y est aussi importante que la parole.
Ces groupes sont accompagnés par Jean-Marc Priels comme facilitateur.
